La journée du 4 février organisée par l’UNAFORIS au Conseil Régional d’Île-de-France a réuni près de 200 participants, en présentiel et en visioconférence, autour d’une question centrale : Comment préparer les formations en travail social aux besoins de 2030 ? 

 

Dans un contexte de mutations rapides du secteur, l’événement a permis de croiser analyses, retours d’expérience et perspectives stratégiques.

 

Penser l’avenir des formations en travail social

Les interventions introductives d’Alix de La Coste, Marcel Jaeger et Katia Lamardelle ont rappelé l’enjeu majeur : adapter les formations sans perdre le sens du travail social. Le secteur évolue, les publics changent, les organisations se transforment ; les dispositifs pédagogiques doivent suivre ce mouvement.

La première table ronde, animée par Guy Cauquil, a mis en lumière trois dynamiques structurantes :

  • L’évolution du profil des étudiants, notamment via « Parcoursup », analysée par Éric Marchandet : motivations plus variées, parcours moins linéaires, attentes renouvelées.
  • La précarité étudiante et les conditions de vie, rappelées par Christophe Ribeiro (FNEMS), qui conditionnent l’accès aux stages et la réussite.
  • La transformation du marché du travail social, présentée par Julien Scheepers : nouveaux métiers, recomposition des besoins, montée des compétences transversales.

Ces analyses ont été complétées par des éclairages institutionnels (Conseil Régional, ANAP) sur les outils, les politiques de soutien et les retours du terrain.

 

Quelles compétences pour 2030 ?

L’après-midi, animée par Maryvonne Lyazid, a recentré les échanges sur les compétences attendues demain. Philippe Fofana a interrogé la notion même de compétence, à l’intersection des savoirs, des pratiques et de l’adaptabilité.

Les partenaires sociaux (NEXEM, CGT) ont insisté sur :

  • La nécessité de formations ancrées dans la réalité du terrain ;
  • La capacité à accompagner des parcours professionnels plus évolutifs ;
  • L’importance d’un dialogue renforcé entre organismes de formation et employeurs.

Les transformations structurelles de l’appareil de formation (INSET-CNFPT, UNAFORIS) ont mis en évidence un besoin de réingénierie des diplômes, de modularisation, et d’articulation entre formation initiale et formation tout au long de la vie.

 

Les défis pour les organismes de formation

La dernière séquence, animée par Philippe Ropers, a abordé les enjeux économiques et stratégiques des organismes de formation. Philippe Joffre a présenté des pistes pour concilier :

  • Innovation pédagogique ;
  • Soutenabilité économique ;
  • Exigences de qualité ;
  • Adaptation aux mutations institutionnelles et territoriales.

Les OF doivent désormais naviguer entre hybridation numérique, diversification des publics, exigences réglementaires et concurrence accrue.

 

Une dynamique collective pour construire l’avenir

En conclusion, Marcel Jaeger a rappelé que ces journées ne sont pas seulement des temps d’échange, mais des espaces de production collective de connaissances. L’UNAFORIS se positionne comme un acteur structurant pour :

  • Anticiper les compétences de demain ;
  • Accompagner l’émergence de nouveaux métiers ;
  • Soutenir les organismes de formation ;
  • Renforcer les liens avec les partenaires sociaux.

À l’horizon 2030, la formation en travail social se trouve à un tournant stratégique : elle doit conjuguer attractivité, innovation, ancrage territorial et cohérence nationale pour répondre aux besoins sociaux émergents.

Ce que nous pouvons en tirer comme enseignement, est que cette journée du réseau UNAFORIS a montré combien la formation en travail social doit évoluer pour répondre aux mutations rapides du secteur. Les échanges ont souligné la nécessité d’adapter les parcours, de renforcer le lien avec les réalités du terrain et d’anticiper les compétences de demain. Les organismes de formation sont appelés à innover tout en garantissant qualité et soutenabilité. En réaffirmant son rôle de plateforme de réflexion collective, l’UNAFORIS se positionne comme un acteur clé pour accompagner ces transformations et préparer efficacement les professionnels à l’horizon 2030.

L’ADC doit être présente dans les Centres de Formation en Travail Social.

 

Alain HOTIER
Vice-président de l’ADC en Charge de la formation

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