Qu’elles soient « accompagnées », « vulnérables », « dépendantes », etc… les personnes dites « concernées » … le sont à plus d’un titre. D’ailleurs, ce nuancier de vocables qualifie autant l’expérience vécue de la personne accompagnée que la vision qu’ont de leur mission les divers accompagnants : car ces qualificatifs sont loin d’être neutres quant aux images forgées dans l’imaginaire professionnel des « accompagnants ».

Ce quatrième et dernier séminaire des débats éthiques de la délégation ADC Occitanie Ouest visera donc à explorer et à mettre en résonnance la manière dont les personnes vulnérables ont pu vivre leurs divers accompagnements (administratifs, éducatifs, médico-sociaux, psychiatriques, sociaux, etc…) avec les questions éthiques que les manageurs peuvent se poser lorsqu’ils ont à garantir la citoyenneté et le pouvoir d’agir, mais aussi la sécurité de ceux dont ils ont momentanément la « charge ».

Rendez-vous le Mardi 14 avril 2026 de 13h30 – 16h30

A L’INKIPIT Toulouse en présentiel (à partir de 13h30) ou en Visioconférence (format webinaire, à partir de 14h)

La participation est gratuite sur inscription obligatoire

Une série de témoignages de personnes étant ou ayant été « vulnérables (sans domicile, travailleur handicapé, demandeur d’asile, ancien pupille de l’ASE, toxicomane, etc…) nous permettra d’entrevoir depuis leur place singulière comment elles ou ils ont vécu l’accompagnement dont ils sont supposés avoir « bénéficié ».

  • Quelle était leur situation de vulnérabilité ayant déclenché un accompagnement ?
  • Quel souvenir en ont-elles ? Quelles leçons en tirent-elles ?

De leur côté, des cadres et professionnels en contact avec ces divers publics vulnérables nous diront comment ils s’efforcent de mettre l’éthique au cœur de leurs accompagnements et de leurs décisions professionnelles, ceci dans des situations parfois délicates.

  • Qui accompagnent-ils ou ont-ils accompagné ? Dans quel contexte ?
  • Quels sont les dilemmes ou les choix éthiques auxquels ils ont pu être confrontés ?

Arriveront-ils à s’entendre et à dialoguer ? Ces échanges leur permettront-ils ou non de comprendre les contraintes et réalités qui déterminent pour chacun leur position sociale singulière ?

Ce quatrième débat devrait permette de :

  • Echanger sur l’expertise vécue et la prise en compte de la citoyenneté des personnes en situation de vulnérabilité.
  • Comprendre les préoccupations qui habitent les cadres ou les professionnels lorsqu’ils doivent garantir la citoyenneté et le pouvoir d’agir des personnes qu’ils accompagnent ; mais aussi leur sécurité et le respect des normes publiques.
  • Interroger la mise en œuvre des différents outils de la loi du 2 janvier 2022.

Pour éclairer ce débat, nous avons aussi sollicité :

D’une part, la longue expérience du mouvement ATD Quart Monde qui depuis plus de 50 ans prône l’inclusion des personnes en situation de pauvreté dans la réflexion et l’action, en valorisant leur expérience comme source de savoir, afin de casser les murs de l’exclusion et de promouvoir la justice sociale par un dialogue collectif et une élaboration de pensée partagée.

D’autre part, un témoignage concernant les pratiques communautaires canadiennes et plus particulièrement des communautés d’accompagnement des toxicomanes au Québec, communautés 50/50 dans lesquelles les personnes concernées constituent la moitié de la ressource humaine mobilisée.

En espérant que accompagnés, comme accompagnants, sortiront enrichis quant à leurs convictions concernant les divers enjeux éthiques de l’accompagnement.

Partagez sur votre réseau !

Articles recommandés